
Le Grand Escalier >> Monde Magique >> Poudlard et ses environs
| Surprise sur prise | ||||
|---|---|---|---|---|
|
Professeur adjoint Adjoint en Or ![]() ![]() Adulte
PJS de Nathan Fray |
Titre : Re : Surprise sur prise
Créé : 21/09/2023 à 00:07:53
Dans le silence qui régnait dans la chambre, Erwan pouvait presque sentir l'air vibrer autour de lui et de Catherine, comme si chaque particule lui criait qu'il devait s'enfuir, maintenant, avant qu'il ne soit trop tard. Mais le sorcier était figé, une main toujours levée vers la Québécoise qui semblait sur le point de totalement perdre pied.
Si les paroles ne suffisaient pas, Erwan se concentrait sur des pensées positives en espérant qu'elles atteignent l'esprit embrumé par la fureur de la Spinnet. Mais il n'était pas dupe et sentait, aussi clairement que l'eau d'une rivière, que Catherine allait sombrer et il ne fallut pas attendre plus longtemps qu'une goutte de sueur, qui venait de naitre sur son front, coule jusqu'à son sourcil pour voir la sorcière se mettre à hurler puis lancer un puissant sortilège qui évita, par miracle, l'adjoint pour aller détruire la lampe de chevet derrière lui. Ce dernier avait levé les deux bras devant lui par réflexe en sachant pertinemment qu'il serait certainement mort si l'éclair l'avait atteint. Mais le pire était dans les paroles et les cris de sa patronne qui furent bien plus destructeur que le maléfice le plus violent. Sa voix était brisée, elle-même semblait totalement brisée et Erwan accepta d'encaisser ces mots, puis ses coups. Chacun d'eux qui s'abattaient sur son torse encore nu, des coups qu'il avait l'habitude de prendre... Chaque poing qui heurtait sa peau n'était qu'un rappel de sa vie, son père, un coup, son frère, un coup, son professeur, un coup, son... Non, pas lui, le Fray ne pouvait pas penser à lui. La compassion dont faisait preuve Erwan face à une Catherine totalement dévastée était surprenante. Il n'arrivait pas à réagir autrement que d'encaisser sa haine envers lui, et peut-être envers elle-même, si ça pouvait l'aider à sortir tout le mal qui la faisait souffrir. Il ne voulait plus voir cette souffrance dans ses yeux vert et s'il devait être couvert de bleus, il l'accepterait. Cependant, une pensée qui n'était pas la bienvenue traversa soudain l'esprit de l’Écossais et ceci le changea radicalement. Il se raidit, ses muscles se tendirent jusqu'à lui faire mal et il saisit sa patronne par les poignets, y mettant toute sa force avant de la rejeter en arrière. C'était trop. Cette violence avait réveillé en Erwan des souvenirs trop douloureux et il devait y mettre un terme immédiat sinon c'est lui qui allait vriller et il ne pouvait pas, pas ici, pas avec elle. Comment un séjour en Italie pouvait s'être transformé en un tel cauchemar qui était en train de faire remontrer les pires aspects du duo de professeurs ? Erwan : Assez ! L'adjoint avait hurlé tout en repoussant Catherine loin de lui. Il ne reconnut pas sa voix. Elle était étrangement grave, rauque, lointaine, comme si ce n'était pas lui qui avait crié. Il n'était plus maitre de son corps qui s'était mis en position défensive, prêt à mettre à terre toute personne qui oserait encore le toucher. C'était l'enfant traumatisé en lui qui venait de faire surface et cet enfant était en colère. Erwan n'acceptait plus aucune souffrance, plus aucune douleur. Alors que ses joues se couvrirent de larmes chaudes, il se jeta sur Catherine et la secoua par les épaules. Erwan : Tu m'entends ?! C'est plus possible ! Arrête de souffrir ! Tu n'as pas le droit de souffrir ! Dans un état second, le Fray ne se rendait même pas compte que ses mots, qui n'avaient aucun sens, il les avait déjà dit à un jeune homme il y a quelques années, et que, malheureusement, l'histoire avait trouvé une fin funeste. Les deux professeurs étaient l'un comme l'autre dans une profonde détresse psychologique et si ça continuait ils allaient finir par s'autodétruire. Il fallait que l'un d'eux reprenne le dessus mais qui en aurait la force ? |
|||
|
Professeure ![]() ![]() Adulte
PJS de Margaret Dubois |
Titre : Re : Surprise sur prise
Créé : 21/09/2023 à 22:04:37
Ça n'avait rien d'agréable. Catherine avait l'impression d'être dans un état second. Même pire. Elle n'avait plus le contrôle sur ses gestes, ses paroles, ses émotions. Puis, elle faisait subir tout cela à cet homme avec qui elle partageait le plus clair de son temps. Erwan encaissait, mais cela, la professeure ne s'en rendait même pas compte. Il réagissait à peine à ses assauts. Ce qui ne faisait qu'encourager la jeune femme à frapper encore et encore. À pleurer également. Car elle n'avait pas conscience du mal qu'elle lui faisait et qu'elle se faisait par la même occasion. La Spinnet allait porter un énième coup sur le torse de son adjoint quand il lui empoigna les poignets avec force. La Directrice adjointe s'arrêta sèchement, surprise par ce contact, ce geste si brusque. Ses yeux s'ouvrir un peu plus grands. Ses larmes avaient cessée de couler, toujours aussi surprise, mais ce sentiment disparut très rapidement. Dès qu'Erwan la repoussa dans un cri, la Québécoise se mis en position d'attaque. Elle n'avait plus sa baguette, mais ce n'était pas un problème. La rage la regagnait déjà, en si peu de temps. Elle s'apprêtait à s'élancer vers lui, quand c'est plutôt l'Écossais qui s'avança, de façon agressive. Il l'empoigna avec force par les épaules. Elle grimaça légèrement, mais ne montrait rien de flagrant. Elle ne devait pas montrer de faiblesse à ce moment. Puis, la voix de l'homme la fouetta. Ses yeux étaient sombres. Ils restèrent pendant un moment èa se fixer. Elle pouvait sentir le souffle du Fray sur sa peau, sur son visage. Les traits de Catherine étaient toujours aussi dur, mais se détendirent tout doucement. Les larmes refirent leur apparition à la commissure de ses yeux.Les deux, ils souffraient. Toute cette souffrance était le résultat de leur matinée intime. Où ils avaient partagé bien plus qu'un bureau ou les potins du jour. Ils avaient offerts, chacun à leur manière, une partie d'eux à l'autre. La jeune femme s'était montrée vulnérable les heures précédentes. Maintenant elle avait montrée ce côté brut, agressif. Cependant, au lieu de demander pardon à son amant, son adjoint, la brune se détendit et malgré la poigne de l'homme, elle se laissa tomber vers l'avant. Laissant son corps toucher celui du Fray. Elle posa sa tête sur l'épaule de l'Écossais, nichant son visage dans el cou de ce dernier, cherchant la chaleur, mais le réconfort également. CATHERINE : Erwan... lâche-moi, s'il-te-plaît. Elle venait de faire cette demande d'une voix douce, presque posée. Elle avait qu'une envie : entourer le corps de son adjoint de ses bras. Pas pour aller plus loin. Juste pour se sentir protéger et peut-être aimé.
|
|||
|
Professeur adjoint Adjoint en Or ![]() ![]() Adulte
PJS de Nathan Fray |
Titre : Re : Surprise sur prise
Créé : 30/09/2023 à 01:45:09 - Modifié : 30/09/2023 à 01:52:46 Erwan avait perdu toute maitrise de lui-même. Il était dans un état second, un état traumatique. Jamais il n'avait perdu pied au point de ne plus savoir ce qu'il disait ou ce qu'il faisait. Il avait perdu plus de chose que son esprit avait bien voulu se souvenir et l'intimité qu'il avait partagé avec Catherine, ainsi que le comportement de cette dernière, avaient réveillé une part sombre, qu'il avait enfoui au plus profond de lui-même, et venait de faire un violent retour. Alors qu'il secouait sa patronne comme si elle était une simple poupée de chiffons, cette dernière se laissa faire alors qu'elle aurait eu toute la force de le mettre à terre. Ses larmes, leurs larmes, tombaient sur le sol et sous les cris du Fray, la Québécoise baissa les armes et sa tête toucha l'épaule du sorcier qui ne parvenait pas à se ressaisir et sortir de sa crise. Et pourtant, ce geste, cette proximité, la voix de la Spinnet, cet étrange mélange intime entre le duo de professeurs apaisa l'adjoint qui finit par ne plus bouger, laissant les dernières larmes, qu'il avait empêcher de couler si longtemps, s'écraser sur le sol de la chambre. Erwan : Je ne peux pas te lâcher, souffla l'adjoint à l'oreille de sa patronne. Puis, sans plus attendre, il l'entoura de ses bras et la serra, comme si elle était la chose la plus précieuse qui existait. Il reprenait pied et, petit à petit, retrouva une respiration régulière que les émotions avaient saccadée. Il inspira le parfum de Catherine, profita de ce moment hors du temps, ce moment que la Québécoise lui accorda, qui lui sembla encore plus intime que ce qu'ils avaient partagé sur le lit à côté d'eux. Enfin, toutes les tensions se relâchèrent et les bras de l'adjoint libérèrent sa patronne. Aucun mot. Rien ne pouvait décrire ce qu'il ressentait à ce moment précis. Le silence. Le jeune homme ne put que détourner son regard pour ne pas croiser les iris verts de la professeur, trop effrayé d'y lire de la pitié ou du dégout. Du dégout qu'il ressentait pour lui même. Pour ses faiblesses. Pour l'ombre qu'il venait de faire apparaitre. Son ombre qu'il ne supportait pas, qui ne lui correspondait pas. Il s'éloigna encore un peu plus, jetant un regard autour de lui pour trouver sa chemise qu'il remit comme si cacher son corps avec un simple bout de tissus pouvait également cacher les cicatrices dans son esprit qui venaient de le faire agir comme un enfant, un enfant abandonné, triste et battu. C'était ridicule. Il fallait qu'il quitte cette pièce, qu'il efface ce moment, encore plus gênant que leur échange intime. Il s'avança vers la porte, ne pouvant se justifier, aucune phrase ne se dessinait dans son esprit pour expliquer ce qui venait de se passer. Il voulait juste fuir. Et pourtant, alors que sa main se refermait sur la poignée, sa conscience (ou son égo) le fit tourner la tête vers sa patronne et il ouvrit sa bouche encore sèche. Erwan : Tout ceci doit rester ici. Cette chambre doit être un secret. Personne ne doit savoir. Et il resta planté là, la main sur la poignée de la porte, son regard fixé dans celui de Catherine, attendant qu'elle approuve (ou pas)... |
|||
|
Professeure ![]() ![]() Adulte
PJS de Margaret Dubois |
Titre : Re : Surprise sur prise
Créé : 01/10/2023 à 05:15:49
Le visage enfouit dans le cou d'Erwan, Catherine inspirait, expirait, reprenant lentement ses esprits. Elle exprima même pour la première fois depuis le début de sa crise, une envie. Elle le fit de sa voix douce, posée. Les larmes avaient diminuée. Le temps semblait suspendu à leurs gestes, à leurs paroles. La professeure n'avait plus envie de se battre. Elle avait abdiquée. Doucement, elle sentie les mains de son adjoint, qui la tenait fermement par les épaules, se changer en une étreinte chaude, apaisante. Les bras autour d'elle, la Directrice adjointe se sentait en sécurité. Comprise. Elle resta blottit dans les bras du Fray un bon moment, les yeux fermé. Elle ressemblait tellement, à ce moment, à une petite chose qu'il fallait protéger. Tout le contraire de l'image qu'elle projetait quotidiennement. Puis, comme un moment qui parut trop court, elle sentie le vide se réinstaller entre eux. Un vent glacial, malgré la température plus que confortable à Florence. Quand l'Écossais s'éloigna pour de bon, la jeune femme resta droite, au même endroit, entourant son corps de ses propres bras. Comme pour garder cette chaleur auprès d'elle. La brune observa son amant chercher sa chemise et la mettre. Éviter son regard qui le suivait sans perdre une miette des interrogations, des doutes, des espoirs qui se dessinaient sur le visage sculptural d'Erwan. Elle pensait sincèrement que le jeune homme allait quitter la chambre sans un mot. Sans rien dire, mais ce ne fut pas le cas. Elle était sur le point de s'asseoir sur un des sièges, quand elle fut interpellée par la voix de son adjoint. Ses iris verts regarda le Fray un instant et hocha la tête. Catherine ne pouvait pas aller contre ce désir de garder leur matinée secrète. Quand son amant passa enfin la porte, la Spinnet s'écrasa dans le fauteuil, glissant sa main sur son visage. Elle essayait de réfléchir, mais cela semblait encore trop tôt. Jusqu'à ce qu'elle entende un bruit dans son dos, vers la porte. Elle pensait que c'était le Fray qui avait fait demi-tour ou qu'il avait oublié quelque chose. CATHERINE : Erwan ? Tu as oublié quelque chose ? dit-elle légèrement détachée. Il n'y avait plus un son. La sorcière trouvait cela étrange. Se redressant doucement, elle s'apprêtait à se tourner vers la porte, lorsqu'un tissu sombre vint emprisonner sa tête. Dans un réflexe, elle donna un coup de pied dans l'une des petites tables sur laquelle un panier contenant des citrons étaient jusqu'à présent encore intact. Car maintenant, tout valsa. Puis en une fraction de seconde, Catherine s'était éclipsé bien malgré elle.
|
|||
|
Professeur adjoint Adjoint en Or ![]() ![]() Adulte
PJS de Nathan Fray |
Titre : Re : Surprise sur prise
Créé : 06/10/2023 à 02:02:33
Le silence, voila le nouveau compagnon qu'avait choisi Erwan. Il descendit lentement les marches de l’hôtel, cherchant à faire taire ses pensées. La relation qu'il avait eu avec Catherine depuis leur première rencontre était simple, évidente, sans difficulté, comme si les deux professeurs n'avaient pas besoin de se parler pour se comprendre. Maintenant, l'adjoint sentait que cette matinée italienne venait de briser quelque chose et peut-être de créer en même temps quelque chose de différent qu'il devait maintenant accepter.
Il savait également qu'il regrettait déjà la demande qu'il avait faite à sa patronne. Il ne voulait pas enfermer ce moment comme un souvenir secret. C'était idiot et il finirait bien par lui en reparler mais, là, dans l'immédiat, il avait besoin de marcher et peut-être qu'assister à ce fameux colloque lui changerait les idées. Il sentait encore le contact de la Québécoise contre lui mais chassa immédiatement tout ce qu'il pouvait ressentir. Il avait besoin de se retrouver, lui, le froid et insensible homme qu'il avait réussi à être, même si cela lui rappelait son ignoble père. En sortant de l’hôtel, il prit la direction du lieu où se réunissaient tous les sorciers invités à cette réunion sur la défense contre les forces du mal sans se douter de ce qui se passait dans sa chambre. La chaleur dans les rues de Florence était agréable et les odeurs qu'Erwan pouvait humer en passant devant quelques restaurants lui ouvrirent l'appétit mais l’Écossais ne céda pas à l'appel de son estomac et s'intima à marcher jusqu'au musée. Il n'était pas réellement impatient de recroiser d'autres sorciers mais se dit que sa patronne le rejoindrait assez vite... * * *
Trois heures plus tard, Erwan sortit prendre l'air car il n'en pouvait plus. Ce colloque avait prit des airs de guerre entre certains professeurs italiens et français et un groupe de mages venu de l'Est qui militait pour apprendre à mieux connaitre la magie noire plutôt que d'apprendre à s'en défendre. Et pire que tout, la Spinnet ne s'était pas montrée et cette absence inquiétait l'adjoint. Sans réfléchir, il s'éclipsa pour réapparaitre devant la chambre de l’hôtel. Il commençait à avoir un pressentiment et il allait très vite avoir la preuve que quelque chose clochait. Il toqua et ouvrit la porte s'attendant à retrouver sa patronne là où il l'avait laissé mais personne ne l'accueillit. L'avait-il manqué au colloque ? L'avait-elle planté ici ? Erwan se posa mille questions avant que son regard ne soit attiré par des citrons sur le sol. Puis ses yeux remontèrent jusqu'au panier, puis à la table renversée, puis à une lettre sur le lit. Il s'en empara, s'attendant à voir l'écriture fine de Catherine lui fournir une explication à son absence mais il tomba sur une écriture beaucoup plus brouillon qui se résuma à une simple adresse. Son coeur s'accéléra et la colère monta en lui à la vitesse de la lave qui jaillirait d'un volcan. Il sortit sa baguette et la pointa sur la lettre en lui jetant un regard tellement noir qu'elle aurait pu prendre feu puis, sachant où il devait aller, il s'éclipsa. L'endroit où il atterrit était humide et sombre. Il y faisait bien plus frais que dans les rues florentines mais la colère qu'éprouvait l’Écossais aurait facilement pu réchauffer les lieux. En transplanant, Erwan avait jeté autant de sortilèges de protection que possible et il était prêt à affronter n'importe quel.le.s personne, mage noir ou créatures. Il n'était plus en cours en train de faire une démonstration à des élèves, non, il était dans un situation plus dangereuse, il le sentait et la voix qui s'éleva depuis un coin de la grande salle dans laquelle il se trouvait lui confirma qu'il devait se tenir prêt au combat ou peut-être pire... Baissez votre baguette, Mr Fray, nous voulons simplement vous parler. Erwan sentait son coeur battre à tout rompre mais ne laissa rien transparaitre. Il avait déjà vécu ce genre de rencontre et il savait d'avance que baisser sa baguette était la pire chose à faire. Erwan : Vous venez de commettre deux erreurs aujourd'hui, la première est d'avoir enlevé une personne à qui je tiens et la seconde, c'est de m'avoir invité ici. Montrez-vous et je m'abstiendrai de vous faire quoi que ce soit. Alors que quelques heures plus tôt, le Fray avait eu du mal à se retrouver, il était désormais complètement revenu à lui et sa voix était aussi froide que la glace. Il n'avait pas eu besoin de réfléchir bien longtemps pour comprendre ce qu'il s'était passé pour sa patronne. Elle lui avait dit qu'elle n'avait pas que des amis ici... Le professeur de défense sentait maintenant son aura magique prendre de l'ampleur autour de lui et il s'accrocha à ce sentiment de puissance qui était son bouclier face à la voix féminine qui rigola à ses propos d'un rire sans joie. Ne soyez pas ridicule. Voyez par vous-même. Des bougies s'allumèrent soudain, illuminant la grande pièce qui devait être l'ancienne salle de réception d'un vieux château. Les fenêtres étaient toutes condamnées et Erwan n'observa aucune issue. Des vieux meubles dont le bois sombre pourrissait depuis des années étaient disposés contre les murs de pierres grises et l’Écossais put enfin voir sa patronne, assise sur une chaise devant une table, ficelée comme un saucisson des pieds à la tête. Un simple verre d'eau était posé devant elle mais elle aurait été bien incapable de pouvoir le boire. A côté d'elle, la tenant par l'épaule, une haute silhouette fine la surplombait. La robe noir et la grande capuche cachaient tout détail physique de la sorcière qui faisait face à l'adjoint. Erwan : Catherine, fut le seul mot qui franchit les lèvres du sorcier. |
|||
|
Professeure ![]() ![]() Adulte
PJS de Margaret Dubois |
Titre : Re : Surprise sur prise
Créé : 07/10/2023 à 05:40:01 - Modifié : 07/10/2023 à 12:45:34
Le noir total. Les poignets enserrés par des liens. Une odeur lourde, nâcrée. Rien d'habituel. Puis ce parfum. Un parfum léger. Floral. Elle reconnaissait ce parfum. C'était celui d'un certain italien. Pourtant, elle n'entendit pas sa voix. En fait, la seule chose qui trahissait sa présence, c'était son parfum. Catherine était assise sur une chaise. On l'avait porté comme on porte une poche de pommes de terre. Après un transplanage réussi, elle avait été ficelé à cette chaise, inconfortable. Trop droite. Elle était toujours dans le noir. Sa respiration créait une ambiance chaude sous ce sac de jute. Puis un bruit. Quelqu'un venait d'entrer. La professeure releva la tête, sans même voir. Elle devait se fier à ses autres sens. Elle savait qu'une personne se tenait derrière elle, mais qu'il y avait aussi une personne en approche, au loin. Puis une voix féminine se fit entendre. La Québoise la reconnaissait. Elle n'en était pas surprise. Elle s'attendait même à devoir faire face à cette femme, mais elle aurait espéré dans d'autres circonstances. La brune tentait d'écouter les pas lointain et la voix. La voix d'Erwan résonna dans la pièce à l'odeur humide. Un échange se faisait entre la femme et le Fray, quand la lumière fut. La Spinnet se retrouvait libérée de son sac de façon brusque. Ses yeux mirent quelques instants pour s'habituer à la lueur des chandelles, quand elle entendit son nom de la bouche de son adjoint. CATHERINE : Erwan ! Va-t-en ! C'est elle. C'est la mini... Catherine n'eut pas le temps de dire quoi que ce soit qu'elle senti une main sur sa joue. Ce fut si fort que la jeune femme baissa la tête. Ce coup ne venait pas de la Ministre. Non. Antonino venait de se faire ce plaisir. Mr. Fray... Je crois que nous nous connaissons peu, mais il se trouve que nous avons une... amie en commun. Toujours le visage vers le bas, la professeure cherchait son souffle, quand elle sentit une main lui empoigner les cheveux pour la forcer à relever son visage et regarder l'Écossais qui était impuissant à ce moment. Jamais Catherine n'aurait dû accepter de revenir en Italie. Surtout pas dans ces circonstances. Camille l'avait prévenu, mais la brune avait fait fi des recommandations. Se pensant au-dessus de tout cela. Grossière erreur. Vous voyez, Mr. Fray, votre patronne nous doit quelque chose. Nous voulions négocier, de bonne foi, mais il se trouve que Miss Spinnet n'a jamais répondu à nos missives. CATHERINE : Ne les écoute pas ! Encore une fois, une claque vint frapper le visage de la Québécoise. Puis sans donner de moment de répit, elle fut forcer de relever son visage, à la vue d'Erwan. Si les Italiens espéraient voir des larmes couler sur les joues de la Directrice adjointe, ils devaient être déçue. Elle résistait toujours. Surtout devant le Fray. Eh bien Catherine ? On joue les dures ? C'est parfait ainsi. Mr. Fray... comme votre patronne est dans l'impossibilité de nous aider, je crois que la tâche vous incombe. Nous recherchons l'amphore de Venus et la dernière personne qui l'a eu en sa possession est assise sur cette chaise. On vous laisse 24H sinon... La Ministre italienne fit un signe à Antonino, qui tenait toujours la tête de la Spinnet. En une fraction de seconde, l'homme sorti sa baguette et la glissa le long de la joue de la Québécoise, laissant apparaître une fine ligne rouge qui doucement se mit à saigner. 24H. Et ne vous avisez pas de contacter Miss Dubois, sinon nous ne nous tiendrons pas seulement à abimer ce beau visage. 24H, à partir de maintenant. Puis toutes les chandelles furent éteintes, laissant Erwan seul, dans le noir. La chasse allait commencer.
|
|||
|
Professeur adjoint Adjoint en Or ![]() ![]() Adulte
PJS de Nathan Fray |
Titre : Re : Surprise sur prise
Créé : 13/10/2023 à 00:49:19
La scène qui se jouait devant le Fray était surréaliste. Le sorcier serrait sa baguette entre les doigts tellement fort que s'en était douloureux mais c'était justement cette douleur qui l'empêchait de commettre un geste stupide qui aurait pu être fatal au duo de professeurs.
L'adjoint en défense garda le silence, tentant d'envoyer son regard le plus mauvais à la ministre et l'autre bellâtre qui s'avérait être un réel crétin qui, en plus, osait lever la main sur sa patronne. Si ses pensées avait été une arme, les deux ennemis de Catherine aurait explosé devant ses yeux. L'Ecossais était justement au bord de l'explosion quand les premières gouttes de sang perlèrent sur la joue de Catherine mais il ne céda pas et resta de marbre écoutant chaque parole, mémorisant chaque geste qu'il ferait payer au centuple à Antonino. Pas un son ne sortit de sa bouche mais il avait accepté sa mission et quand il se retrouva dans le noir et seul, il ne mit que quelques seconde à transplaner. * * *
Huit heures venaient de s'écouler, huit longues heures qui avaient été beaucoup trop courtes. De rage, il avait foncé dans la chambre d’hôtel dans laquelle il avait semé le chaos pour libérer sa colère. Il avait ensuite été dans une bibliothèque dans laquelle il avait amassé beaucoup d'informations sur le fameux objet, l'amphore de Vénus, qui s'avérait être apparemment un artefact doté d'une puissante magie ancienne. Pas plus avancé que ça, il avait songé à contacter Camille Dubois malgré les avertissements et menaces de la ministre mais s'était ravisé. Pourtant il avait besoin d'aide et d'allié et ce fut après s'être a nouveau défoulé dans la campagne reculée italienne qu'un visage lui vint à l'esprit. Il était maintenant tard et il était assis devant un bureau en bois massif. De l'autre côté se trouvait un grand jeune homme au épaules massives, au cheveux blond et aux yeux d'un bleu turquoise. Gabriel : Je n'en reviens pas. La ministre italienne. Je ne vous cache pas que j'ai également des doutes sur les actions de votre patronne mais ce que vous m'avait raconté... Et bien, c'est improbable que Miss Spinnet soit en possession de cet amphore puisqu'il est actuellement sous bonne garde dans la salle secrète du Louvres à Paris. La ministre italienne espère que vous le voliez sans doute... Erwan était épuisé, mentalement et physiquement, cette journée avait été tellement intense qu'il ne savait pas comment il pouvait encore rester éveillé et avoir raconté toutes ses péripéties au Français en face de lui l'avait vidé. La seule chose qui le faisait tenir était de savoir que Catherine était en danger et qu'il fallait trouver une solution pour la sauver. Et la solution vint du jeune homme en face de lui. Gabriel : Bon et bien, je vais vous aider. Cette histoire mérite une grande attention de la part des français mais je pense qu'il va falloir être prudent et discret. Erwan hocha la tête et avant qu'il puisse intervenir, Gabriel se leva et fit les cents pas tout en réfléchissant à haute voix. Gabriel : Je vais prévenir Damien et Vincent, ils savent être discret et ce sont deux aurors du ministère français, il n'auront pas de soucis pour venir à bout du problème et, en plus, ils en doivent une à ma patronne alors... Bon, allez-vous reposer, nous avons encore un peu de temps pour mettre ça en place. Erwan tenta de protester mais c'était chose vaine, Gabriel savait être autoritaire et il ne laisse aucun choix au Fray qui l'amena dans une petite chambre où un lit confortable l'attendait. Il fallut du temps à l'adjoint pour réussir à accepter qu'il ne pourrait rien faire et il se roula en boule sur le matelas avant de s'endormir, une larme de fatigue coulant jusqu'à l'oreiller. * * *
Il ne restait plus qu'une demi-heure avant que les 24 heures ne se soient écoulées. Gabriel et ses deux acolytes s'étaient révélés être d'une efficacité redoutable dans l'élaboration d'un plan de sauvetage et après avoir répété une dernière fois, les trois français transplanèrent avec l’Écossais jusqu'au lieu humide et toujours aussi sombre où Erwan avait vu sa patronne pour la dernière fois. Malgré l'angoisse qui lui serrait le coeur, il avait la certitude que la situation finirait bien pour la Spinnet et il attendit dans l'obscurité avec une fausse amphore, qui ressemblait apparemment parfaitement à l'original, dans les mains comme le lui avait demandé Gabriel, pendant que ce dernier et ses compagnons disparurent. Il n'eut pas le temps de la poser à ses pieds que les bougies s'allumèrent et qu'il se retrouva dans la même position que la veille, avec, en face de lui, la ministre italienne parfaitement apprêtée et son détestable homme de main qui maintenait toujours son ancienne amante par l'épaule tout en lui caressant les cheveux qui étaient ébouriffés. - Je vois que votre adjoint sait tenir un engagement chère Catherine, vous devriez prendre exemple sur lui... Erwan lança un sourire à ses ennemis puis tout se passa tellement vite que même lui, qui connaissait le plan, fut surpris par la force des sortilèges qui projetèrent la ministre et Antonino au sol. Les deux italiens n'eurent aucune chance et Erwan se précipita sur sa patronne pour la libérer de ses liens et sans réfléchir il l'a pris dans ses bras. Il avait besoin d'exprimer son soulagement, toutes les heures d'inquiétude, la peur, il ne pouvait pas imaginer à ce moment là de ne plus jamais la revoir. Erwan : Catherine, comment vas-tu ? Que t'ont-t-ils fait ? Alors que Damien et Vincent s'occupaient d'attacher les deux italiens, Gabriel s'était également tourné vers Catherine pour écouter son récit. Il était apparemment lui aussi très intéressé par ce qu'elle avait à dire pour comprendre enfin le fin mot de cette affaire. |
|||
|
Professeure ![]() ![]() Adulte
PJS de Margaret Dubois |
Titre : Re : Surprise sur prise
Créé : 13/10/2023 à 03:35:00
Lorsque le craquement sonore se fit entendre et ressentir, Catherine savait très bien que les prochaines vingt-quatre heures n'allaient pas être de plus amusante. Surtout avec Antonino qui allait prendre un malin plaisir à voir la jeune femme dans cette posture et à sa merci. Malgré tout, la professeure espérait que la Ministre italienne n'allait jamais laisser l'homme seul avec elle. Ce serait tout simplement irresponsable, puisqu'elle connaissait, apparemment, leur histoire. Après le transplanage, Catherine se retrouva une nouvelle fois dans une pièce sombre, mais ne sentant pas l'humidité. Au contraire. Elle semblait se retrouver au milieu de nul part, dans un vieux bâtiment de pierre. Elle pouvait entendre les criquets tout juste à côté. La lumière filtrait au travers de carreaux tout crasseux et de petites craques. La professeure était déjà épuisée et pourtant, cela ne faisait que commencer. La tête penchée, elle fut forcée, par la main parfaitement manucuré de la Ministre, de la relever et de la regarder droit dans les yeux. La brune pouvait sentir les ongles parfaitement peint s'enfoncer dans ses joues. On joue moins les séductrices là... Je t'avais dit qu'un jour, je t'aurais. Lorsque l'Italienne relâcha la Spinnet, des marques apparurent ses la peau blanche de cette dernière. La Ministre se posta dans un coin de la pièce, faisant signe à Antonino qu'il pouvait s'occuper de la jeune femme. La Directrice adjointe eu droit à quelques claques, quelques coups. L'homme y mettait tellement de force que l'ancienne bleue et bronze était persuadée qu'il cherchait à la défigurée. Puis, quand il arrêta, c'était comme si son cou n'avait plus la force nécessaire pour tenir bien droite sa tête. L'Italien s'approcha alors, craignant d'avoir été trop loin. Il se plaça à la hauteur de la Québécoise et sans crier gare, elle lui cracha en plein visage. Si la fureur se dessina sur le visage de l'homme, la Ministre eut la présence d'esprit de le pousser hors de la pièce, laissant la professeure seule dans cet endroit. ***
La nuit était passée sans plus de visite, sauf celle d'un autre homme qui vint donner qu'un peu d'eau à la jeune femme. Quand les vingts-quatre heures furent écoulé, toute la petite bande vint se placer autour de leur otage pour se rendre au même endroit que la dernière fois. La Spinnet n'avait pas fermée l'oeil de la nuit. Elle avait certes somnolé, mais elle n'avait pas pu baisser sa garde face à ce genre d'individus. La tête baissée, faible, elle entendit parfaitement la voix de son adjoint. D'Erwan. Une larme coula sur sa joue, tellement elle était heureuse de savoir qu'il ne l'avait pas abandonné. Puis tout le reste se déroula rapidement. Elle ne fut même pas témoin de ce qui se passait, de l'attaque contre les Italiens. La seule chose dont elle pouvait témoigner, c'était de l'inquiétude qui s'entendant dans la voix du Fray, qui la prit rapidement dans ses bras. La chaleur de son corps. Sa force fit du bien à la jeune femme qui s'affala contre lui. Elle était faible. Tout son corps était endoloris. CATHERINE : Amène-moi loin. Ailleurs. Catherine voulait quitter l'Italie. Quitte a rater toutes les conférences. De toute façon, elle n'était pas en état de faire quoi que ce soit à Florence. Ni quoi que ce soit dans cet endroit. Elle savait qu'Erwan se posait mille et une questions et elle devait lui répondre. Elle lui devait bien cela, mais à ce moment, elle voulait juste être ailleurs. En sécurité. Hors de l'Italie. CATHERINE : Amène-moi... en France. Sa demande allait certainement sembler bizarre aux yeux de l'Écossais, mais la Directrice adjointe savait que si elle débarquait en Écosse, à Poudlard, les rumeurs se répandraient rapidement. En France, elle était presque lambda. Une seule de ses connaissances habitait ce pays et c'était Camille. Mais aussi, sa collègue et bonne amie Jeanne. Elle espérait pouvoir reprendre des forces et ensuite se confier à cette dernière. Car ce que ne savait pas Erwan, c'était que Jeanne aussi, faisait partie de l'Organisation. Tout comme elle.
|
|||
|
Professeur adjoint Adjoint en Or ![]() ![]() Adulte
PJS de Nathan Fray |
Titre : Re : Surprise sur prise
Créé : 20/10/2023 à 14:23:12 - Modifié : 20/10/2023 à 14:24:05
Jamais sa patronne ne lui avait semblé aussi fragile. Il pouvait sentir la fatigue, la douleur, et ses yeux remarquèrent les marques sur son visage et probablement tout son corps devait avoir subit des sévices. Une haine monta en lui mais l'adjoint la retint car s'il s'écoutait dans l'immédiat, il aurait tué sans le moindre sentiment les deux italiens inconscients à côté de lui.
Les mots de Catherine le ramenèrent à lui et il focalisa toute son attention sur son désir, celui de partir loin... en France. Erwan se tourna un bref instant vers Gabriel et lui imposa sa volonté sans hausser la voix car il savait que le français comprendrait. Erwan : Je vais amener Miss Spinnet dans un endroit tranquille, elle a besoin de repos et je vous recontacterai dès qu'elle se sera remise de tout ça... Sans en dire plus, Erwan transplana en emmenant la Québécoise avec elle, dans le creux de ses bras. Le duo de professeur se retrouva dans un petit chalet tout en bois. Erwan avait pensé à cet endroit à l'instant où Catherine lui avait demandé de l'amener ailleurs. La pièce dans laquelle ils se trouvaient était chaleureuse et confortable et l'adjoint posa la jeune femme sur le canapé bleu-nuit du salon pour qu'elle puisse s'y reposer. Il leva sa baguette pour tirer les rideaux des fenêtres afin que la lumière pénètre et éclair l'intérieur du chalet familiale. Il n'y avait pas d'endroit plus paisible qu'ici. A l'origine, cet endroit avait abrité pendant quelques années Erwan lorsqu'il était élève à Beauxbatons et bien des années avant, ses grands parents du côté de sa mère. Le chalet était modeste mais avait l'avantage d'être totalement isolé en plein milieu d'une forêt en plein cœur des Pyrénées, dans le Sud de la France. L’Écossais alla dans la cuisine ouverte, nettoyant la poussière qui s'était installée au fil des années et ouvrit les placards pour trouver une bouilloire qu'il posa sur la vieille gazinière afin de préparer un bon thé. Il fit également apparaitre un plateau de petits gateaux et de mini-sandwichs avant de se tourner vers Catherine avec une mine inquiète qui lui était parfaitement inhabituelle. Erwan : Je ne vais pas te harceler de questions, je veux que tu te reposes. Tu as faim ? Je prépare du thé. Mange un peu, il faut que tu reprennes des forces. Jamais Erwan ne s'était montré aussi prévenant envers quelqu'un. Il apporta le plateau repas sur la table basse en bois clair devant le canapé et regarda sa patronne toujours avec ce visage inquiet qu'il ne se connaissait pas, une lueur noir glissant tout de même à travers ses iris sombre. Erwan : Ils vont payer très cher ce qu'ils t'ont fait... |
|||
|
Professeure ![]() ![]() Adulte
PJS de Margaret Dubois |
Titre : Re : Surprise sur prise
Créé : 23/10/2023 à 04:21:05
La fatigue était comme un immense bloc de béton que l'on avait posé sur ses épaules. Catherine était incapable de se tenir droite. Elle avait qu'une envie : s'affaler et dormir. Pourtant, après le transplanage qui donna, pour une rare fois, le tourni à la jeune, cette dernière luttait. Luttait contre l'envie de laisser les larmes couler. L'envie de tout simplement s'assoupir et laisser Erwan dans un silence que même un botruc pourrait déranger. Les yeux dans les vagues, le sommeil venant peu à peu gagner son esprit, elle ne vit pas le Fray s'occuper de tout ce qui pouvait lui apporter un peu de réconfort. Elle entendit à peine les recommandations de son adjoint. Que quelques bribes vint à ses oreilles. Elle se força à lever la tête pour regarder l'homme qui l'avait sortie de cette mauvaise posture. Depuisle début de ce voyage en Italie, elle avait eu un mauvais pressentiment. Elle n'était pas Troisième oeil, mais elle avait tout de même ressenti qu'on allait pas l'accueillir à bras ouverts dans ce pays. Surtout pas après tout ce qui c'était passé. L'Écossais se tenait devant elle, debout, attendant qu'elle réagisse, qu'elle lui demande de s'asseoir. Ce qu'elle fit, plongeant dans un certain effort son regard vert dans celui foncé de celui qui fut pendant un court moment, son amant. Elle voulait le sentir près d'elle. Sentir sa présence réconfortante. Se sentir en sécurité. Puis, comme pour rassurer Erwan, la professeure se pencha, non sans mal, vers la table basse où elle attrapa un petit sandwich. C'est à ce moment qu'elle vit l'état de ses mains. Les ecchymoses qui parsemaient sa peau. Ses bras, sales et bleu par endroit. Les liens qui l'avaient maintenu avaient été assez serrés que même un Grapcorne n'aurait pas pu s'échapper. Antonino s'était fait plaisir sur ce point. La Ministre devait lui avoir promis qu'il pourrait régler ses comptes et il s'était fait un mâlin plaisir à déverser sa colère. Relâchant ledit sandwich, devant l'image que lui renvoyait son bras, l'ancienne aiglonne décida tout simplement de s'étendre sur le canapé bleu nuit. Sans manger, ni boire. Elle ne pouvait pas, pour le moment. Elle en était incapable. Pourtant, elle plongea à nouveau son regard dans celui de son adjoint, reconnaissante. CATHERINE : Répliquer ne ferait que leur donner satisfaction, Erwan... Ne pense plus à eux. Pense à toi. Sans plus, la jeune femme ferma les yeux, s'assoupissant d'un sommeil léger, encore en alerte. Elle allait être prise de ce réflexe pour un moment. Même si elle se savait en sécurité. Seul les bras d'Erwan pouvait lui faire oublier ce qu'elle avait subit. Seul les bras d'Eurydice pourraient lui rendre la quiétude qu'elle avait si difficilement gagné ces dernières années.
|
|||
|
Professeur adjoint Adjoint en Or ![]() ![]() Adulte
PJS de Nathan Fray |
Titre : Re : Surprise sur prise
Créé : 01/11/2023 à 23:10:33 - Modifié : 01/11/2023 à 23:11:49
Erwan eut du mal à décolérer contre les italiens qui avait enlevé et blessé sa patronne. Il ne pouvait détourner son regard des ecchymoses sur ses poignets, de la coupure à son visage. Il voulait insister pour qu'elle mange mais tout ce dont Catherine semblait capable était de dormir. Et si l'adjoint ne pouvait pas la nourrir, il pouvait toujours la réconforter. Il s'approcha un peu plus d'elle et vint l'aider à s'appuyer sur lui à l'aide d'un coussin qu'il glissa sous sa tête avec une douceur inhabituelle pour lui.
Erwan : Ne pense plus à eux non plus et dors... L’Écossais ne se sentait pas de s'endormir, lui qui avait pu se reposer quelques heures, lui qui n'avait pas subit de torture, lui qui n'avait pas réussi à la sortir de cette situation seul. Son cerveau n'arrêtait pas de lui reprochait son inaction et pourtant qu'aurait-il pu faire ? Mais il ne pouvait pas se flageller comme ça et secoua la tête pour se sortir ses idées. Il sortit discrètement sa baguette et commença à soigner son amante d'une matinée en douceur. Moins elle aurait de traces et de cicatrices, plus vite elle pourrait oublier cette mésaventure et son adjoint aussi. Il lui caressa les cheveux, comme s'il pouvait l'apaiser et lui ôter toute peur jusqu'à ce qu'il ait l'impression que la Québécoise se soit endormie... ***
Quelques heures plus tard, Erwan avait quitté le canapé, laissant l'ancienne bleu et bronze se reposer. Il s'était refait un thé aux plantes locales, cette boisson avait le don de le calmer. Il avait maintenant besoin de prendre l'air, l'air vivifiant de la montagne l'aiderait à se retrouver. Il ouvrit le plus silencieusement la porte et son regard tomba avec nostalgie sur un paysage qu'il connaissait bien, le vert des arbres contrasté avec le jaune-orangé des nuages qui étaient illuminés par le coucher du soleil. La vision de la vallée en contrebas était à couper le souffle. C'était juste ça dont le Fray avait besoin. Il inspira l'air frais du soir et s'étira tout en s'avançant jusqu'à la barrière qui entourait le petit terrain devant le chalet. Le banc de bois sur lequel chaque membre de sa famille avait gravé son prénom était toujours là et son doigt se posa sur le sien tout en suivant chaque lettre avant de tomber sur celui de sa défunte sœur. Il s'assit sur le bois dur et abimé par le temps, une larme lui échappant. Il était plus fatigué qu'il ne voulait se l'avouer et, sans trop savoir pourquoi, ce week-end avait fait remonter en lui beaucoup plus de choses qu'il ne le souhaitait. Ce n'était pas le moment de céder à ça, cette trop vieille tristesse. Catherine pouvait se réveiller à tout moment et il ne voulait pas qu'elle le voit ainsi. Il se pencha quand même sur le prénom de sa sœur, gravé juste à côté du sien, et dit dans un souffle. Erwan : Je ne t'oublie pas... Du temps de leur enfance, cette phrase était une petite blague entre eux et jamais il ne pensait qu'elle prendrait sens et pourtant... Le grincement de la porte du chalet tira Erwan de ce souvenir et il passa la main sur ses yeux avant de lever le regard vers le chalet. |
|||
|
Professeure ![]() ![]() Adulte
PJS de Margaret Dubois |
Titre : Re : Surprise sur prise
Créé : 05/11/2023 à 20:51:28
Erwan semblait avoir bien comprit qu'elle était incapable d'avaler quoi que ce soit. Même si son estomac se tordait, elle n'avait pas faim. Du moins, elle n'avait plus faim. À la vu des traces sur sa peau, son appétit c'était volatilisé. Elle voulait juste oublier. Catherine s'étendit sur le canapé bleu de son adjoint. Elle devait reprendre des forces. Elle sentit le Fray venir près d'elle et l'enjoignit à se poser sur ses jambes, un coussin venant supporter sa tête. Puis, doucement, le sommeil gagna la Québécoise qui se laissa bercer par la douceur des bras d'Orphée. ***
Quelques heures c'était peut-être écoulés. La professeure n'en savait trop rien. Elle ouvrit doucement ses loudres paupières. Pendant une fraction de seconde, elle se demanda où elle était, mais bien vite, le cours des événements lui revinrent en tête. Elle était dans un endroit bien connu d'Erwan. Catherine le savait, car elle sentait son odeur un peu partout. La jeune femme se redressa doucement, une grimace lui tirant les traits, mais rien de bine méchant. Si elle comparait à avant cette sieste. Il n'y avait aucun bruit dans la demeure. Une tasse traînait sur le comptoir de la cuisine. C'était certainement celle de son adjoint. Les sandwichs trônaient toujours sur la table basse. La Directrice adjointe étira un bras pour en prendre un et c'est à ce moment qu'elle vit que sa peau était redevenue normale. Aucun stigmat. Là où il y avait eu une ecchymose, se trouvait maintenant qu'une petite trace rouge qui allait disparaître avec le temps. L'ancienne aiglonne attrapa un sandwich et commença à la déguster en silence, posant son regard vert un peu partout. C'était un endroit chaleureux. Simple, mais remplit d'une histoire qui était sensiblement rattaché à la vie de l'Écossais. La professeure se leva doucement, ses doigts touchant chaque meuble. Le bois était omniprésent et c'était ce qui rendait l'endroit si apaisant. Doux. Puis, elle tomba sur un chandail de laine. Un de ces chandails confectionné à la main. La Québécoise l'attrapa et le porta à son nez, y sentant l'odeur d'Erwan. Doucement, elle l'enfila, pour cacher ses bras et la garder au chaud. Car oui, ils n'étaient plus en Italie. Florence avait laissé place à un paysage de montagne. Un peu de grisaille. La brune continua d'explorer l'endroit, découvrant ici et là des instruments de pêche, de chasse, mais aussi des jeux familiaux. Et c'est là qu'elle le vit. Il était à l'extérieur, assis. Elle regardait sa silhouette avec une sorte d'apaisement et de tristesse. Elle n'avait jamais voulu lui faire vivre tout ça. De leur matinée, qui bien qu'agréable avait éveillée certaines craintes chez le duo, à son enlèvement à elle. Catherine s'approcha de la porte et sorti à l'extérieur. Erwan était juste là, devant elle. Même s'il avait tenté de le cacher, elle voyait bien que la tristesse l'avait gagné. CATHERINE : Bonjour, dit-elle d'une petite voix. Ça fait longtemps que tu es là ? La Spinnet s'approcha un peu plus et vint s'installer sur le même banc que son collègue. Ils étaient si proche. Elle pouvait sentir sa chaleur rassurante. CATHERINE : J'ai mis ce chandail. Il était posé sur une chaise. Ça ne te dérange pas ? Elle tourna son visage vers le jeune homme, un sourire triste sur les lèvres. Tout ce qui s'était passé, toute cette journée, allait changer leur relation. Pour toujours. Et Catherine s'en voulait énormément. CATHERINE : Je voulais te demander pardon, pour tout. Je comprendrais qu'après tout cela, tu veuilles t'éloigner. Ses yeux se remplirent d'eau. Rare était les fois que Catherine pleurait, mais à ce moment, elle se sentait coupable. Même si elle avait évoqué la possibilité qu'Erwan s'éloigne, elle ne le souhaitait pas. Jamais.
|
|||
|
Professeur adjoint Adjoint en Or ![]() ![]() Adulte
PJS de Nathan Fray |
Titre : Re : Surprise sur prise
Créé : 10/11/2023 à 00:30:07 - Modifié : 10/11/2023 à 00:30:59
Alors que Catherine s'approchait de lui, le Fray essuya tout ce que de douloureux souvenirs avaient pu laisser sur son visage. Il la laissa venir à lui sans bouger et lui répondit avec un petit sourire.
Erwan : Bonjour, je n'ai pas réussi à dormir alors je suis sorti prendre l'air. Elle portait un vieux chandail confectionnait par la mère d'Erwan. Le tricot était l'un de ces nombreux hobbies qui lui permettait de s'évader loin des affaires de son mari. Le père Fray était quelqu'un de secret et sombre et Erwan ne comprenait pas comment ses parents avaient pu un jour tomber amoureux et concevoir quatre enfants. Et pourtant, la preuve de l'existence cette famille, parfois dysfonctionnelle, était gravée sur ce banc en bois sur lequel la Québécoise vint rejoindre son adjoint. Erwan : Ce chandail te va très bien, ça change de ton style habituel, plaisanta l'Ecossais en touchant la laine chaude du vêtement. Mais cet humour, qui était le bouclier du Fray, fut balayé par ce que lui dit sa patronne, son amante d'un matin, qui s'excusa pour tout ce qui s'était passé durant ce week-end italien. Erwan fut tenté de détourner le regard mais il n'osa pas la quitter des yeux même s'il vit les siens se remplirent de larmes. Et ce fut à ce moment que le sorcier eut le besoin de parler, de tout avouer. Erwan : En réalité, si quelqu'un doit s'excuser ici, c'est moi. Je n'ai pas été honnête avec toi. Je suis... Je ne suis pas arrivé à Poudlard par hasard, et je n'ai pas postulé à ce poste par plaisir d'enseigner. Je suis ici pour toi. On m'a demandé de te surveiller, de t'espionner, et depuis plusieurs mois je rends des comptes à une confrérie russe qui s'inquiète de certaines organisations anglaises et notamment, celle dont tu fais partie. Le Fray se leva et commença à faire les cent pas devant la jeune femme en faisant de grands gestes pour appuyer ses propos. Erwan : Au fil du temps, j'ai compris qu'en réalité, même si je m'en doutais, je n'étais qu'un pion qu'il allait falloir éliminer et ce séjour en Italie aurait pu être fatal pour moi. Heureusement, j'ai un ami qui m'a prévenu que la Confrérie a subit une attaque et apparemment, il a lui aussi quitté pour revenir à Londres. Ce que j'ignorais, c'est que tu avais toi aussi des ennemis haut placés et ce que je ne sais pas c'est ce qu'on va faire maintenant. Un poids était tombé et Erwan s'arrêta de marcher pour revenir s'asseoir auprès de la Spinnet et il lui prit les mains. Il avait besoin de contact, là, maintenant. Il avait surtout peur que ses aveux brisent un peu plus leur relation et que Catherine interprète mal ce qu'il lui disait, qu'elle s'imagine qu'il avait franchi la ligne de l'intimité avec elle par intérêt. Erwan : Ce que je sais, en revanche, c'est que l'on a plus à s'apporter en restant ensemble. J'ai appris à te connaitre et j'aime travailler avec toi. L'école est un lieu qui m'apaise, même si les mioches sont pénibles, je me sens à ma place et ça fait... depuis toujours que je cherche ma place. Alors, non. Je ne m'éloignerai pas. Et toi ? Le jeune homme ne voulut pas lâcher les mains de Catherine, il voulait garder ce lien, même s'il n'était pas parfait, qu'il avait subit des coups ces derniers jours, qu'il aurait besoin d'ajustement, ce lien lui était indispensable dans le nouvel équilibre qu'il cherchait à atteindre et les quelques secrets qu'il avait encore ne devraient rien changer. |
|||
|
Professeure ![]() ![]() Adulte
PJS de Margaret Dubois |
Titre : Re : Surprise sur prise
Créé : 12/11/2023 à 21:32:50
Catherine était excellente lorsque venait le temps de demander pardon. Elle laissait la porte ouverte à une séparation, sans toutefois le désirer vraiment. Cette fois-ci, cependant, elle n'était pas imaginer ce qu'allait lui révéler son adjoint. Si ses yeux s'étaient remplie de larmes, ces dernières disparurent doucement. Elle fixait Erwan de ses yeux verts, cherchant à savoir si ce qu'il disait était vrai ou une simple blague, mais à voir la réaction de l'homme, tout était vrai. Elle était tellement surprise qu'elle n'osa même pas prononcer un mot ou poser une quelconque question. Elle, surveillée ? Donc, elle était bel et bien une faiblesse pour l'Organisation. Si Camille venait à savoir que sa petite protégée avait été surveillée par une autre faction, la carrière de la professeure dans l'Organisation allait prendre un sérieux coup. La jeune femme regarda le Fray faire les cent pas. Stoïque. Droite. Tout son petit monde prenait une autre tournure. CATHERINE : Tu me... surveillais ? Quoi ? Ils ce sont dit que j'étais le maillon faible et qu'il allait tout simplement falloir me séduire pour... avoir une entrée dans l'Organisation ? Et toi, en preux chevalier, tu t'es rendu compte que non, tu ne pouvais pas faire ça ? Sérieusement, Erwan ? dit-elle en haussant la voix. Quand l'Écossais vint s'asseoir sur le banc et lui prendre les mains, la Spinnet hésita pendant un moment, avant de les retirer. Elle se leva, sachant même pas où elle était et si tout ce que celui qu'elle considérait comme un ami lui disait la vérité. CATHERINE : J'ai... Je suis juste stupide. J'ai laissé mon désir me gagner. J'ai trahie Eurydice pour toi. Une personne qui finalement était là pour me surveiller et tout raconter à ses petits copains. Ils ont dû bien se marrer quand tu leur as dit que tu m'avais eu dans ton lit... C'était au tour de la professeure de faire les cent pas. Chaque pas lui tira une petite grimace, mais la colère était plus forte que cette sensation. CATHERINE : Tu veux savoir, moi, les raisons de tout ça ? Il n'y en a pas, Erwan. Je... J'ai été honnête, pour une rare fois. Tu es le premier homme qui m'a touché en 11 ans. Le premier ! Le premier depuis que j'ai accouchée. J'ai trahie la femme de ma vie pour toi. Je te faisais confiance. On avait une relation privilégié et ce n'était que du vent ! Pourquoi tu m'as sortie des griffes de la ministre Italienne si tu en as rien à faire de moi, Erwan ? Pourquoi ?! Le dernier mot, Catherine le cria. Il résonna même dans ce paysage sans âme qui vivent. La brune était en colère et elle ne pouvait même pas l'extérioriser comme elle aurait voulu. Sa baguette était on ne savait où et elle n'avait aucune idée d'où elle était. CATHERINE : S'apporter quoi, Erwan ? D'autres trahisons ? Comment je suis supposée te faire confiance ? Comment je suis sensée savoir que ce que tu me dis, là, est vrai ? Que cette faction est maintenant dissoute ? Que tu veux rester auprès de moi autrement que pour me surveiller ? Comment ? Et Hope, elle savait que tu faisais partie de ce groupuscule quand tu l'as mis enceinte ?
|
|||
|
Professeur adjoint Adjoint en Or ![]() ![]() Adulte
PJS de Nathan Fray |
Titre : Re : Surprise sur prise
Créé : 13/11/2023 à 01:01:33
Le cœur de l’Écossais battait à mille à l'heure. Il venait d'avouer ce qu'il avait passé tant de temps à cacher à sa patronne, ses secrets qui commençaient à le ronger, ce passé qu'il n'arrivait pas à oublier, un chapitre de sa vie qu'il n'arrivait pas à terminer. Les pulsations de son coeur devaient se sentir jusque dans ses mains et dans celle de Catherine qui retira les siennes aussi vite qu'Erwan les lui avait saisi.
L'adjoint s'attendait à une réponse violente de la part de sa patronne mais même un orage n'aurait pas pu couvrir la voix de la Spinnet qui gronda et se déchaina sur le jeune homme. Il encaissa les coups verbaux, chaque mot le percutant aussi violemment qu'une gifle. Il l'avait blessé. Il avait brisé cette confiance qui était née entre eux. Il se mordit la langue au sang pour ne pas l'interrompre, la laissant déverser toute sa rage sur lui. Le Fray eut mal mais accepta tous les reproches, toute la haine jusqu'à la dernière phrase qui fut la goutte d'eau qui fit déborder son vase de patience. Son regard humide s'assécha et devint plus noir que la nuit. Son cœur cessa presque de battre et se durcit comme de la pierre, froid et sans vie. Lui qui avait réussi à s'ouvrir, à retrouver quelques émotions, tout disparut. Il se leva pour se mettre à la hauteur de sa patronne, sa voix plus grave que jamais. Erwan : Je t'interdis de parler de ça, commença le Fray en pointant son doigt sur la poitrine de Catherine, Hope n'en savait rien et elle aussi j'ai du la surveiller. Ce qu'il s'est passé avec elle était juste... Un accident, un dérapage avec d'énormes conséquences mais c'est grâce à ma fille que j'ai trouvé le courage de quitter la Confrérie. L'homme aux cheveux noirs trembla à l'évocation de ce souvenirs mais la colère qui montait en lui effaça rapidement le visage de sa fille et il plongea son regard sombre dans le vert des iris de la Québécoise en poursuivant sa tirade enflammée. Erwan : Et tu n'étais pas la plus faible, bien au contraire. Je n'avais pas le choix et tu sais très bien ce qu'il en est quand on te donne un ordre que tu ne peux pas refuser. Moi aussi j'ai failli être tuer à plusieurs reprises. J'ai dû faire des sacrifices et je ne pouvais en parler à personne. En reprenant son souffle, Erwan s'aperçut que des larmes recommencèrent à remplir ses yeux, des dizaines d'émotions explosaient en lui et il ne se maitrisait plus. A chaque phrase il faisait un pas vers son amante d'une matinée, crachant ses mots tel du venin. Erwan : Notre relation n'a jamais été que du vent. J'ai été sincère avec toi ce week-end que ce soit dans ce lit ou en te sauvant. Et si je l'ai fait ce n'est pas pour t'entendre me dire que j'en ai rien à faire de toi ! Bien au contraire mais, tu sais quoi ? Après tout, crois ce que tu veux ! L’Écossais tourna le dos à la Spinnet et partit en trombe vers le chalet de sa famille, il entra et referma la porte si fort que le claquement retentit en écho dans les montagnes autour. Il chercha sa besace qui était pendue à une chaise et en tira sa petite flasque de vodka. Il en vida le contenu avant de la balancer à travers la pièce en criant de rage. Il fallait qu'il s'en prenne physiquement à quelque chose et ce fut la pauvre chaise en bois qui reçut toute la rage qui débordait du Fray. |
|||
|
Professeure ![]() ![]() Adulte
PJS de Margaret Dubois |
Titre : Re : Surprise sur prise
Créé : 13/11/2023 à 04:36:23
Tout était sorti sans ambiguïté. La colère parlant beaucoup plus que la raison, mais Catherine était incapable d'accepter, pour le moment, que son adjoint ait été sur son chemin que par besoin. Celui de la surveiller. Erwan la laissa parler, crier tous les mots qui lui venait en tête. Tout le ressenti qu'elle pouvait avoir à cette nouvelle. Elle avait laissé cet homme entrer dans sa vie sans se douter de cette trahison. Elle avait été dans son lit jamais douter que le lendemain, elle se ferait poignarder ainsi. Elle lui avait fait confiance. Trop confiance. C'est pour cette raison quelle laissa ses pensées divaguer, jusqu'à aborder un sujet apparemment sensible. Toutefois, elle n'en resta pas là. Sentant le doigt accusateur sur sa poitrine, la Québécoise ne scilla pas et planta son regard dans les iris sombre de l'homme devant elle. CATHERINE : Un accident ? Elle est bonne. Faire un enfant est un accident ? Et c'est quoi ? Tu t'es dit "Tiens, si j'allais pécho la soeur un coup partie ?" Et ce sera qui après ? Camille ? La professeure versait lentement dans la méchanceté, tout en révélant des pans de son histoire et pourtant, elle avait elle aussi connu ce genre de chose. Elle s'était elle aussi retrouvée dans la même situation que Hope. Cependant, elle n'avait pas assumée. Elle avait certes donné naissance à un petit être, mais c'était la Dubois qui l'avait élevée, l'ancienne aiglonne étant incapable d'assumer et surtout, accepter la peur que pouvait amener à devoir s'occuper d'un enfant. En s'éloignant de son amant d'une matinée, la Spinnet revint à la charge, mais l'Écossais fut plus prompt. Il ne lui laissa aucune chance, lui disant tout ce qui lui passait par la tête, avant de la laisser en plan. Emmitouflé dans le cha dail de laine de la mère d'Erwan, Catherine fixa le chalet, le claquement de la porte résonnant encore. Puis, un fracas se fit entendre. Les sourcils froncés, la Directrice adjointe décida de s'enfoncer dans la forêt qui entourait le bâtiment. Elle en voulait énormément au Fray et elle ne pouvait retourner au chalet pour le moment. Pas tout de suite. Elle s'enfonça de plus en plus, jusqu'à trouver un petit ruisseau. Elle vint se poser sur une pierre, se tenant les côtes du côté gauche. Elle respira un grand coup et puis elle se relâcha. La colère se transforma en larmes. Elle laissa échapper un cri de rage, faisant s'envoler quelques oiseaux. Elle repensait à leur matinée. À ses moments avec la Moore. À ses discussions avec Camille et finalement, à sa fille. Le petit bébé tout rose qui aujourd'hui se promenait dans les couloirs de Poudlard sans se douter que sa véritable mère lui enseignait. L'ancienne aiglonne essayait de contrôler sa respiration et ses mains qui tremblaient, quand soudain, un craquement se fit entendre. Quelqu'un s'approchait et Catherine n'avait aucune moyen de se défendre.
|
|||
|
Professeur adjoint Adjoint en Or ![]() ![]() Adulte
PJS de Nathan Fray |
Titre : Re : Surprise sur prise
Créé : 30/11/2023 à 22:03:33
Erwan entreprit de détruire minutieusement le chalet de sa famille. Après la chaise en bois qui était maintenant en morceau sur le sol, ce fut le tour de la table mais cette dernière, en bois massif, résista aux violents assauts de l'adjoint qui se blessa les mains à chaque coup mais il ne ressentit rien. Sa rage avait endormi toutes ses sensations. Il n'entendit que bien trop tard le petit sifflement qui provenait de l'intérieur du vaisselier et pourtant, entre les assiettes, le petit strutoscope s'était allumé indiquant qu'un danger approchait.
Ce ne fut que quand la porte du chalet explosa que le sorcier eut le réflexe de sortir sa baguette de la poche et de dévier l'éclair qui fonçait sur lui. Son assaillant n'avait pas choisi le meilleur moment pour affronter le Fray dont la colère avait décuplé ses pouvoirs et il ne fallut pas longtemps pour que l'homme encapuchonné soit expulsé à l'extérieur et se retrouve inconscient à quelques mètres du banc de bois. Sans réfléchir, Erwan courut dehors, cherchant de ses yeux sa patronne qu'il avait planté. L'échange houleux qu'ils avaient eu était désormais très loin dans son esprit et, maintenant, seule la sécurité de Catherine lui importa. Car s'il avait été attaqué, il devait en être de même pour la Québécoise et son absence l'inquiéta. Erwan : CATHERINE ?! CAAAATHERINE ?? Hurler ainsi n'était certainement pas la meilleure idée mais, la panique commençant à faire trembler la main du Fray, ce dernier s'élança sans réfléchir dans la forêt, comme mu par une force invisible qui le guida vers son amante d'un matin. Il ne fallut pas longtemps pour qu'il la trouve et il fut accueillit par une autre silhouette sombre qui lui balança une série de maléfices que l'adjoint entreprit d'éviter tout en lui rendant la pareille. La fureur du Fray le transforma en tueur et son dernier maléfice abattit l'autre sorcier dans un éclair vert. Erwan arriva tout essoufflé devant Catherine, tremblant toujours, il ne savait plus quoi dire ou quoi faire. Il resta simplement là, à fixer la jeune femme, son corps se vidant lentement de toute énergie, son cœur tentant de retrouver un battement normal. Il venait de tuer quelqu'un mais, même ça n'avait aucune importance pour lui. Il voulait rentrer. Retrouver son lit, son bureau, son quotidien de professeur. Il souhaitait retrouver son train-train avec sa patronne, même si elle lui criait dessus parfois. Il voulait revoir ses élèves, même les plus pénibles le seraient moins que cette situation. A force de respiration profonde, l'adjoint se calme et put enfin trouver la force d'ouvrir la bouche. Erwan : Dit-moi que tu vas bien. |
|||
|
Professeure ![]() ![]() Adulte
PJS de Margaret Dubois |
Titre : Re : Surprise sur prise
Créé : 11/12/2023 à 00:35:52
Assise sur un tronc d'arbre, la pluie s'abattant sur la forêt, Catherine voyait la brume monter doucement et la noirceur prenant lentement place. La professeure réfléchissait et profitait du calme de l'endroit pour essayer de remettre ses idées en place. Le calme l'aidait également à remettre les pieds sur terre. Pourquoi était-elle toujours aussi sanguine avec Erwan? Surtout depuis ces derniers jours. Était-ce à cause de la trahison dont elle était l'autrice ? La trahison d'Erwan ? Elle ne pouvait le dire. Toutefois, elle le savait au fond d'elle qu'elle allait devoir en parler à Eurydice. C'était un besoin et la Spector méritait de connaître la vérité. Toutes les vérités. Replaçant doucement le pull sur ses épaules, l'ancienne aiglonne entendit un craquement, non loin de sa position. Tournant à peine la tête, elle se leva, retira le pull, qu'elle laissa sur le tronc et d'un petit sortilège informulé, elle le fit flotter dans les airs, comme si elle était toujours sous le tissu. Bien que la pluie froide s'abattait sur sa peau pâle, la Directrice adjointe quitta les lieux le plus silencieusement possible, se cachant derrière un large tronc d'arbre. Puis, tout s'enchaîna. Le Fray arriva en courant, criant son nom. Tandis que de l'autre côté, un homme bien baraqué, caché sous une cape noire, arrivait en trombe. Les éclairs allaient et venaient de par et d'autres, la Spinnet levant les yeux au ciel. Elle ne pouvait jamais avoir une minute de tranquillité. Puis le silence se fut. Quand la Québécoise sortie de sa cachette, Erwan était là, debout, en panique. Il se tenait devant le pull vide, attendant une réponse, qui lui vint dans le dos. CATHERINE : Tu croyais quoi ? Que je suis une princesse en détresse ? Je vais bien. Elle passa au côté de son adjoint, le frôlant légèrement, avant d'attraper le pull qu'elle remis, malgré le fait qu'il était trempé. CATHERINE : Je suis peut-être faible, mais pas incapable. Soufflant un coup, l'ancienne aiglonne repassa à côté de son ami, en direction opposée au petit chalet. Elle savait où aller. Elle devait y aller. Avec ou sans Erwan. CATHERINE : Tu viens ou ça ne t'intéresse pas ?
|
|||
|
Professeur adjoint Adjoint en Or ![]() ![]() Adulte
PJS de Nathan Fray |
Titre : Re : Surprise sur prise
Créé : 29/12/2023 à 21:37:06
Le Fray mit quelques secondes pour se rendre compte qu'il parlait à un pull vide et son coeur marqua un arrêt quand la voix de Catherine s'éleva de derrière lui. Il se retourna vivement sa baguette prête à jeter un nouveau maléfice cependant sa patronne était calme, son regard hautain tomba sur son adjoint qui retrouva la femme qu'il connaissait bien depuis tant de temps.
Erwan : Heureux de voir que la princesse va bien, ironisa-t-il en essayant de masquer toute l'inquiétude qui devait encore transparaitre sur les traits de son visage, si j'avais su j'aurais évité de courir... L'Ecossais regarda la Spinnet récupérer le pull, protestant encore un peu, puis repartit en direction du... Ah, non. Erwan : Je crois que le chalet est... Les pas décidés de la professeur ne laissait aucun doute au fait qu'elle savait très bien où elle allait. En levant les yeux au ciel, Erwan la suivit, non sans penser qu'il ne valait pas mieux qu'un croup. En partant du lieu de la petite bataille, Erwan agita rapidement sa baguette pour cacher les corps sous les feuilles mortes et des branches, tout en ajoutant un petit sortilège de protection, pensant qu'il devrait rapidement repasser par là pour faire le ménage. Erwan : Évidemment que je viens. Avec sa démarche rapide, le Fray rattrapa sa patronne pour marcher à sa hauteur. Il jeta des coups d’œil discrets vers son visage pour essayer d'y lire un quelconque indice de ce qu'elle avait en tête mais c'était comme regarder un masque. Et il semblait inutile de lui demander, mais ça, c'était impossible pour Erwan qui sentait, en plus, que la pression était retombée entre les deux professeurs. Erwan : Bon alors, quelle est la prochaine étape ? L'Allemagne ? On est pas loin de l'Espagne si tu veux, je connais des endroits magnifiques et romantiques, plaisanta l'Ecossais pour s'assurer que la sorcière avait elle aussi tourner la page de leur dispute, ou si tu veux aller à Beaubatons, j'avais un raccourci depuis le chalet mais si tu préfères marcher ou que tu es trop fatiguée pour transplaner, je peux... C'était plus fort que lui, il fallait qu'il bavasse pour pousser à bout la Québécoise, méthode qui généralement portait ses fruits quand il cherchait à obtenir une information. Cependant, avec ce qu'ils venaient de vivre, cette solution ne s'avèrerait peut-être pas la meilleure. |
|||
|
Professeure ![]() ![]() Adulte
PJS de Margaret Dubois |
Titre : Re : Surprise sur prise
Créé : 03/01/2024 à 04:30:44
Catherine n'avait pas eu l'intention de tuer les personnes qui avaient décidé, elle ne savait pas pourquoi, de s'en prendre à elle. Malgré la douleur aux côtes, la professeure était debout, décidée d'aller rejoindre la fameuse école française. Elle devait voir quelqu'un et quelque chose lui disait qu'Erwan ne serait pas contre de voir Gabriel. Voyant bien qu'elle ne réagissait pas à ses petites blagues, ni qu'elle avait quelque chose à faire de la direction à prendre, la Directrice adjointe restait stoïque. Elle ne savait comment aborder le sujet qui les avait occuper il y avait à peine quelques heures sans s'emporter. Pourtant, son adjoint semblait être passé à autre chose. Tout de même, la jeune femme s'arrêta dans sa marche effrénée. Autant pour voir le jeune homme recouvrir les corps que pour se donner un moment de répit. Elle détourna même son visage de la scène pour grimacer légèrement. Mais cela ne lui empêcha pas de faire un petit reproche à l'Écossais. CATHERINE : Tu sais, tu n'étais pas obligé de les tuer... Et c'était qui, de toute façon ? Des sorciers de ton fameux petit groupe ? S'il y avait bien une chose que la Spinnet détestait, c'était la trahison et il se trouvait qu'Erwan l'avait trahie dès le début. De quoi enrager la brune. À peine son adjoint avait terminer de cacher les corps et de les protéger que Catherine se remis en marche, quand, encore une fois, son adjoint se mis à parler. Elle avait l'impression qu'il jouait un jeu : celui de la mettre à bout. CATHERINE : OK, Erwan. C'est quoi ? Tu veux que d'autres de tes petits amis nous trouvent ? Dis-moi juste où est Beauxbâtons et j'irai seule. Je crois que tu en as fait assez pour aujourd'hui et pour encore bien longtemps. Donc, soit que tu te tais, soit j'y vais seul. Son visage, habituellement inexpressif, montrait la rage qui grondait en elle. Elle voulait seulement voir son amie, Jeanne. Elle voulait un moment à elle, seule. Loin du Fray. Réfléchir. Penser à son retour à Poudlard. Penser à ce qu'elle allait dire à Eurydice.
|
|||
Le Grand Escalier >> Monde Magique >> Poudlard et ses environs
Vous avez besoin d'aide ? Rendez-vous dans la FAQ
Partenaires :
Écoles de Magie : Mana Wyrd - Hogwartsnet
Monde Magique : Fédération du Quadball Français - La Gazette du Sorcier - Wiki Harry Potter - Obscurus Presse - Mimble Mimbus - La Charte du Fandom
Autres : Annuaire google
Toute reproduction en totalité ou en partie est interdite.
Les images et les noms relatifs à Harry Potter sont une propriété de la Warner Bros Corp. et J.K. Rowling.
© 2009-2025 Twelve Grimmauld Place - © 2016 Design par Wilde et Milk Mélon - Mentions légales
Optimisé pour Firefox 4, Google Chrome 6, Safari 5 et Opera 10.5